samedi 12 décembre 2009
Morceaux de vie

Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, Anna Gavalda
Douze nouvelles, chacune comportant des personnages différents, ils ne sont pas des héros, ils n'ont rien d'extraordinaire, ce sont des gens comme on en croise souvent. Ces douze nouvelles sont des morceaux de la vie de ces hommes et femmes ayant presque à chaque fois, rapport de près ou de loin, à l'amour.
Il y a cette femme, heureuse d'être à nouveau enceinte mais pour qui la grossesse tourne vite au cauchemar et son rêve se finit affreusement mal. Il y a cet homme qui découvre un soir qu'il a provoqué le matin même un véritable carambolage sur l'autoroute causant la mort de plusieurs personnes. Il y a ces deux ados qui empruntent la Jaguar du père et qui heurtent violemment un sanglier (ou un cochon je ne sais plus) qui finira mort dans la belle auto après l'avoir omplètement déchiqueté. Il y a cette femme qui refuse un bel homme parce qu'il a eu le malheur de tourner les yeux vers son portable au lieu de regarder les seins de la belle. Et il y aussi ce jeune militaire, en permission, qui voudrait que quelqu'un l'attende quelque part... "C'est quand même pas compliqué".
C'est mon premier livre d'Anna Gavalda, parce que c'est le seul qui m'attirait, le seul qui aurait pu me plaire. Raté.
Je me suis ennuyée ferme à la lecture de ce petit livre. Les passages de la vie de ces personnages ne sont pas vraiment intéressant, l'écriture ne m'a pas emballé.
Bref, rien de transcendant. Mauvaise pioche.
dimanche 18 octobre 2009
"Un toujours dans le jamais"
L'élégance du hérisson, Muriel Barbery
Paloma, 12 ans, particulièrement intelligente et des tendances suicidaires, vit au 7 rue de Grenelle, dans une riche famille avec sa soeur Colombe, sa mère qui porte une attention démesurée à ses plantes vertes et dépense des sommes considérables depuis des années chez un psy et un père député qui "finira sans doute au perchoir, à vider la cave de l'hôtel de Lassay". Parce que la vie ne lui semble pas assez intéressante, parce qu'elle pense que la destination finale est "le bocal à poisson, la vacuité et l'ineptie de l'existence adulte", Paloma a décidé de mettre le feu à l'appartement et de se suicider le jour de ses 13 ans.
Quelques étages plus bas, au rez-de-chaussé, Renée, la concierge de l'immeuble vit seule avec son chat depuis la mort de son mari il y a 15 ans. Renée Michel a tous ces riches en horreur et prend un malin plaisir a "jouer" la concierge telle qu'elle est souvent considérée : sans beaucoup de culture. Mais la réalité est tout autre car Renée dévore les livres¨d'Histoire, d'économie politique, de psychologie, de littérature, adore la musique, cite Marx et Kant, lit et relit Tolstoi. Elle effectue son travail consciensieusement mais est lassée de cette vie jusqu'à ce qu'emménage le mystérieux Kakuro.
Bon. Et alors ? Et alors rien. Une nouvelle fois je me suis ennuyée. J'ai même parfois eu l'impression d'assister à un cours de philosophie... Le début, jusqu'à l'arrivée du nouveau locataire, est très très long. Bien trop long à mon goût, surtout les "pensées profondes" et les passages du "journal du mouvement du monde" de Paloma (qui pour une fillette de 12 ans est vraiment trop intelligente), qui viennent s'intercaler avec les chapitres (très nombreux et très courts) de Renée. Lorsque le nouveau personnage apparait, je me dit que, enfin, il va se passer quelque chose dans ce livre ! Un peu de mouvement ou pourquoi pas d'action ! Mais non, rien de bien passionnant. Kakuro est intelligent, il cerne rapidement Paloma et Renée, une amitié s'installe entre lui et la concierge... mais tout ça c'est trop mou pour moi !
Alors oui il y a de beaux passages même des passages touchants et quelques phrases que j'ai noté, mais dans l'ensemble ce livre ne m'a pas du tout convaincu ! La fin n'est qu'à moitié surprenante et je referme ce livre primé avec déception, sans avoir envie de voir le film qui, s'il est aussi lent que le livre, ne doit pas être très passionnant.
Les avis très différents de Messaline, d'Hydromielle, de Brize, de Leiloona...
jeudi 10 septembre 2009
"J'ai toujours aimé les Noirs"

Le noir est une couleur, Grisélidis Réal
L'auteur a fuit l'Allemagne très jeune, dans les années 60, avec ses deux enfants et Bill, son amant Noir qu'elle a aidé à s'évader d'un hôpital psychiatrique. Ensemble, ils arrivent à Munich où les ennuis et la galère continuent pour cette jeune femme. Bill, très atteint psychologiquement maltraite la jeune maman, obligée de se livrer à la prostitution pour vivre et nourrir ses enfants. Forcée de vivre cachée et de souvent déménager, elle doit également faire face aux coups de ses amants d'un soir, à la méchanceté des gens qu'elle croise, à l'alcool puis la drogue qui la mènera finalement en prison. Malgré tout, au beau milieu de cette sauvagerie et cette douleur, elle connait tout de même de l'amour pur grâce à Rodwell et de l'amitié sincère de la part des tziganes.
Non je n'ai pas aimé cette lecture. Vraiment j'ai saturé rapidement de toute ces descriptions détaillées des nuits de prostitution de l'auteure, des coups reçus, des maladies... Ce livre respire la misère, la douleur et la haine. Et même s'il est vrai que Grisélidis Réal insiste sur le fait qu'elle a véritablement aimé plusieurs hommes Noirs, qu'ils ont compté pour elle et qu'elle ne les oubliera jamais parce qu'ils lui ont donné des instants de bonheur intenses, cet amour n'a pas pris le dessus durant ma lecture sur toute la souffrance qu'endure la jeune femme.
L'autre problème que j'ai eu avec ce livre, c'est sa longueur, vraiment pesante.
Néanmoins, même s'il m'a plus bloqué et fait ressentir un sentiment de mal-être, je considère ce livre comme un vrai témoignage, sans tabou. Grisélidis Réal a été la "catin révolutionnaire" des mouvements de prostituées durant les années 70 et la co-fondatrice d'une association d'aide aux prostituées.
lundi 20 juillet 2009
Oui je veux vous aimer...
Aimer à peine, Michel Quint
Ce week-end se déroulaient les journées du livre de Sablet, rendez-vous incontournable de la région. Sandrounette et moi nous sommes donc rendues bras dessus bras dessous au village avec un joli sac à livres pour nos emplettes. Parmi les auteurs présents, Michel Quint, Sylvain Augier, Pierre Magnan, Daniel Picouly, Malek Chebel, Janine Boissard, Philippe Grimbert, Max Gallo etc etc etc.
Au final dans notre sac : trois albums jeunesse de Mario Ramos, deux livres de Michel Quint (Max et Aimer à Peine), deux livres de Pierre Magnan (L'enfant qui tuait le temps et Le commissaire dans la truffière) et un livre de René Fregni (L'été).
Il fallait bien commencer par l'un d'entre eux et j'ai opté pour le second volet d'Effroyables jardins, Aimer à peine, puisque le premier m'avait beaucoup plu.
Dans Aimer à peine, l'auteur imagine ce que sont devenus les enfants des personnages d'Effroyabels jardins. Nous retrouvons donc le fils du "clown" face au cerceuil de celui-ci pour lui raconter son récent séjour en Allemagne dans le cadre de ses études. Il tient absolument à lui dire ce qu'il a sur le coeur avant de lui faire définitivement ses adieux. Car pendant son séjour, il a fait de surprenantes rencontres et a notamment fait la connaissance de la belle Inge, fille du nazi qui avait arrété son père et de laquelle il tombe fou amoureux. Il ouvre à nouveau les plaies du passé, celles qui font mal tout au fond du coeur, et pose des questions sur la culpabilité, la responsabilité, le pardon et l'amour. Le tout sur fond des tragiques JO de Munich de 1972.
Juste, sensible, vrai et touchant. On peut dire beaucoup en très peu de pages.
L'avis de Laurence et celui d'Orchidée.
vendredi 19 juin 2009
Abandon...
Cake-Walk, Michel Quint
Si j'ai aimé Effroyables jardins, Et mon mal est délicieux ou même L'espoir d'aimer en chemin, j'ai refermé Cake-Walk au bout de la 60eme page. Et pourtant, j'abandonne rarement mes lectures.
"Ce 1er janvier, au cours des visites rituelles rendues dans le quartier, à la famille, aux amis, à tous ceux qui ont été proches de Noré et Mélie, Nicolas écoute évoquer tous les événements qui précédèrent sa naissance, ceux auxquels il n'a pas assisté et ceux qu'il n'a pas compris sur l'instant, la rencontre tragique de ses propres parents, une nuit d'accident, l'empoisonnement collectif aux funérailles du grand-père, les indécences de la tante Margot devenue la maîtresse de Noré, l'amitié de Noré et ses grandes incartades de boisson. Il ouvre les yeux. Le petit garçon comprend que l'amour fou a dominé sa vie..."
Je me suis tout simplement ennuyée. Mais alors ennuyée à mourir ! Et en plus je me suis rapidement perdue dans ces vieilles histoires de familles, de village et d'amour, auxquelles je n'ai trouvé aucun intérêt. Et même l'écriture de Michel Quint qui d'habitude me charme presque, m'a cette fois-ci laissé de marbre et ne m'a pas incité à poursuivre ma lecture. L'écriture est ici trop dense et l'auteur navigue beaucoup trop entre ses souvenirs, les histoires qu'on lui raconte et le présent.
Quant au titre, "Cake-Walk", il vient de la superstition d'un des personnages (dont j'ai déjà oublié le nom...) qui dansait toujours devant son four pour que ses gâteaux soient réussis.
Déçue donc, mais cela ne m'empêchera pas pour autant de relire du Michel Quint !
vendredi 8 mai 2009
Pour le meilleur et pour le pire
Une pièce montée, Blandine Le Callet
Bérengère veut un mariage parfait dans les moindres détails. Il faut dire que Bérengère est une bourgeoise qui rêve d'une cérémonie digne de ce nom. Elle passe des heures au téléphone avec sa mère et ses sœurs à parler chiffons, traiteur, cortège, marque de vaisselle, engage LA couturière pour créer LA robe de ses rêves et rend ainsi la période de préparation au mariage infernale pour Vincent, son futur mari.
Vincent lui, se moque complètement de savoir si les demoiselles d'honneur porteront du rose ou du bleu, il se fiche de savoir quels noms pompeux auront les plats du menu... Il aime Bérengère et veut simplement l'épouser.
C'est Epicurry qui m'a fait cadeau de ce livre et je la remercie beaucoup parce que grâce à cette lecture, j'ai fait prendre conscience à mon futur mari que je suis une a-do-ra-ble future mariée comparée à Bérengère!
Le livre est composé de neuf chapitres portant tous le prénom d'un des protagonistes de la fête. Il y a la jeune nièce qui ne comprend pas pourquoi la petite trisomique n'a pas le droit d'être sur les photos, il y a la belle-sœur qui n'apprécie pas la soirée et qui se pose des questions sur son couple, il y a l'ami célibataire en quête d'une proie, il y a le prêtre qui bâcle la messe, il y a la sœur qui n'ose pas avouer son homosexualité...
Le lecteur vit donc le jour de ce mariage très bourgeois à travers neuf points de vues différents.
Dans un sens c'est très original parce qu'on se rend compte de toute la perfidie, la méchanceté et la jalousie dont font preuve la famille, la belle-famille et les amis des mariés. On rit sous cape ou à l'inverse on s'apitoie.
Mais dans l'autre, l'histoire tourne un peu en rond (sauf à la fin..) et on ne sait pas le fin mot de chaque anecdote.
Un livre sympathique (surtout à l'approche d'un mariage et encore plus de son propre mariage^^) qui fait passer un bon petit moment.
Un autre avis positif ici.
dimanche 22 mars 2009
Au coeur des flammes
Le soi-disant, Yves Pagès
Yves Pagès est le prochain invité du café littéraire. Il prendra place face à nous vendredi soir pour nous parler de son dernier livre, Le soi-disant.
Certains s'en souviennent sûrement, pour ma part je n'étais pas encore née et j'ai découvert ce fait divers en même temps que le livre.
Le 6 février 1973, en un quart d'heure, le collège parisien de la rue Edouard-Pailleron brûle littéralement. Dans l'immeuble d'en face, Romain, "onze ans moins des poussières", élève dans cet établissement, est aux premières loges et assiste à cet impressionnant spectacle.
Il perd rapidement connaissance face à ce désastre, peu après avoir vu sa soeur Marianne, prisonnière des flammes en face de lui.
Le bilan de la catastrophe est lourd, plus d'une vingtaine de victimes. Romain est quant à lui porté disparu et ne sera retrouvé que quelques jours plus tard, contre toutes attentes.
Les raisons de l'incendie ne sont pas encore connues et plusieurs pistes s'offrent aux enquêteurs : accident, incendie criminel... Lorsque la piste de l'incendie criminel est privilégiée, divers suspects sont soupçonnés. Romain, mythomane averti, témoin de toute la scène et surtout comme on l'apprend lors de son interrogatoire au commissariat, complice "volontaire" du second suspect, son ami Cyril, alias Zippo, sans cesse persécuté par ses camarades. Autre pyromane potentiel, Marianne qui est, depuis la découverte de son corps meurtri dans les décombres, au service des grands brûlés mais qui se révèle au fil des pages, une jeune fille manipulatrice et très secrète.
Peu à peu, un autre camp se dresse face à l'enquête policière, celui des familles des victimes qui accusent l'Etat d'avoir fait construire des établissement scolaires hors norme de sécurité.
L'histoire en elle-même est déjà très intéressante, surtout lorsque le sujet est une découverte totale. Mais le style est tout aussi intéressant. C'est l'enfant qui raconte toute l'histoire et l'auteur utilise énormément de jeux de mots (d'ailleurs je pensais me lasser rapidement mais finalement pas du tout!), mais attention de BONS jeux de mots, une écriture fluide, juste et agréable. Le tout agrémenté de détails précis de l'époque (nourriture, décors, publicités, cinéma, vêtements, musiques...) qui font admirablement réussir ce plongeon dans le passé.
Je pense que la rencontre avec l'auteur sera des plus enrichissantes... Pourquoi ce sujet, pourquoi cette façon de l'aborder...
Ci-dessous un passage que j'ai trouvé très joli, très doux.
Romain rend visite pour la première fois à sa soeur Marianne, toujours inconsciente, dans sa chambre d'hôpital.
"Je lui soulève une paupière, ça ne donne rien, noir sur blanc inerte. Alors j'ai une idée toute bête, lui dessiner un coeur sur le front, comme au fusain, avec mon index en poudre de sang noir. Ça ne lui fait ni chaud ni froid, pas la moindre réaction. Je recommence de zéro, un coeur plus gros, qui s'élargit des deux côtés de ses joues et qui redescend en piqué sur ses lèvres, stop, juste au milieu. Là, je crois qu'elle m'a senti de très loin, dans sa nuit psychédélique. Son menton qui frémit, qui bouge vers le haut, puis vers le bas, puis de plus belle en haut, et en bas de nouveau. Si si, je ne rêve pas, ça veut dire oui. Et elle n'acquiesce encore. Vite, je dois trouver autre chose pour garder contact. Ça y est j'ai une idée, un premier cercle autour de l'oeil gauche, mais sans que le O morde sur la paupière, et puis un second haut qui part du sourcil droit pour s'arrondir pareil, c'est pas fini, la petite croix en +, une barre après l'autre, à cheval sur l'arrête du nez, et de l'extrémité du même doigt mort, encore deux lignes à égalité le long de sa bouche, une dessus, l'autre dessous, un dernier signe, =, avant d'épouser le visage entier, en étalant ses gouttes de sueur, d'un seul trait moite, à la limite du cuir chevelu, comme entre parenthèses, mais des parenthèses qui se rejoignent, et au passage, effleurée d'un doute, peau contre peau, ma soeur qui frissonne."
samedi 14 mars 2009
"Mais j'écris, c'est affreux!"
Première ligne, Jean-Marie Laclavetine
Il me semble que ce livre est dans ma PAL depuis fort longtemps... prêté par une amie. Cette année, il faisait partie du challenge ABC et je me réjouissais de pouvoir enfin découvrir ce prix Goncourt des lycéens 1999 !
Cyril Cordouan, éditeur aux éditions Fulmen, se tire une balle juste avant de remettre un prestigieux prix littéraire en prononçant ces dernières paroles "Ne vous inquiétez pas, il n'est pas chargé..."
S'ensuit alors l'histoire de sa vie. Comment en est-il arrivé à ce suicide ? Peu à peu le lecteur fait connaissance avec Anita, la compagne de Cyril, avec Justine écrivain au bord du désespoir car Cyril refuse de la publier et qui finira par être la maîtresse de celui-ci, avec Luce Réal alias Lola d'une part la veuve d'un écrivain raté qui s'est suicidé à cause de Cyril et d'autre part la maîtresse d'Anita (la femme de Cyril donc... Vous suivez? ^^) Ou encore avec Blanche, la secrétaire de Cyril, transie d'amour pour lui et qui s'occupe accessoirement du club des Auteurs Anonymes, créé par Cordouan et qui regroupe tous les écrivains que ce dernier veut décourager de l'écriture...
Le tout entrecoupé de nombreux "chapitre un" rédigé apparament par un de ces nombreux drogués de l'écriture et dont on comprend l'intérêt à la fin en découvrant l'auteur.
Cyril Courdouan est donc un éditeur tatillon, qui refuse grand nombre de manuscrits. Jean-Marie Laclavetine étant lui même éditeur, je me demande en quoi son livre est-il mieux que tous les romans que son personnage refuse ?
Une désagréable impression de brouillon, des passages beaucoup beaucoup trop longs (notamment les réunions du club des A.A. qui n'en finissent pas !), et une histoire de cocufiage un peu beaucoup trop tordue ! Et en plus il faut aller jusqu'au bout pour comprendre la véritable raison du suicide de Cyril.
Quelques passages amusants oui oui d'accord mais à part ça... Pas vraiment grand chose à retenir.
A lire également cet avis trouvé sur Biblioblog et celui là, d'une lycéenne.
vendredi 6 mars 2009
Histoire de Gogols
Les gogols, Xavier Tresvaux
Commençons par le commencement. Ce livre m'a été offert par la présidente du café littéraire de ma ville, car l'auteur n'est autre que son fils. Dans deux mois, Xavier Tresvaux sera donc l'invité du café littéraire en même temps que François Bégaudeau. Tous deux s'interrogeront mutuellement sur leurs derniers ouvrages (enfin pour Xavier Tresvaux c'est son tout premier roman...)
A la 30eme page je me demandais bien comment j'allais arriver au bout de ces 300 pages. Et finalement, tant bien que mal, je suis parvenue a finir le roman, faiblement aidé par les quelques passages humoristiques...
Stanislas Berthier est né dans une famille bourgeoise, persuadé que ses gènes sont programmés pour lui faire rater sa vie. Dès son plus jeune âge, Stanislas se rebelle. Contre ses parents, ses frères, son école et petit à petit, en grandissant, contre la société.
Veilleur de nuit dans la capitale, à l'hôtel de France, il y rencontre des collègues atypiques (travailleurs immigrés, sans-papier...) après avoir fait quelques études à Nantes, il a en tête de passer un long séjour en prison et se fait volontairement arrêté.
Il nous raconte donc ces années de débauche, cette haine envers ses gênes et le monde, ses amours, ses déboires... Sur un fond de gueguerre politique que se livraient il y a 4 ans les Sarkozy, Chirac et Villepin, le lecteur suit le quotidien de Stanislas en prison, à l'hôtel, lors de son enfance, de son adolescence etc. Bref un récit très, trop entremêlé, trop confus lorsque l'auteur parle de son personnage à la première et à la troisième personne dans la même phrase, lorsqu'il passe de son enfance à son emprisonnement en une ligne et demie...
On s'y perd, du moins, je me suis complétement perdue. Il fallait vraiment être concentré et le style trop léger, trop grossier ne m'a vraiment pas accroché. Quant aux passages politiques, je m'en serais volontiers passé.
Bon, j'espère que la maman de l'auteur n'en voudra pas trop à mon cerveau d'avoir été hermétique à cette lecture ! Peut être faut il être plus âgé pour apprécier ce roman ?!
Alors finalement, qui sont-ils ces "Gogols" ? Et bien selon l'auteur, un peu les politiciens, un peu les gens qui travaillent à l'hôtel, un peu ses amis, un peu lui...
Extraits très courts qui résument pour l'un l'histoire, pour l'autre le style et le ton :
"Je suis né en 1970, mon nom est Stanislas Berthier, j'ai complétement manqué mon entrée dans l'existence à cause d'un colis génétique piégé. L'objectif de ma vie : comment le neutraliser."
Un autre :
"Chirac se masturbe en essayant de ne pas réveiller Bernadette qui ne dort pas".
samedi 28 février 2009
Chaîne des livres, chapitre 2
Le voyage à Perros, Jacques Thomassaint
La chaîne des livres, épisode 2 !
Quelques 80 pages, très douces.
Un tout nouvel auteur, un très joli livre, "un conte moderne de Noël". Parfait !
La chaîne des livres dans toute sa splendeur puisque le but est de faire découvrir des petits trésors. Mission réussie pour Bladelor qui a choisi cet ouvrage !
Un délicieux voyage en Bretagne avec la jeune Anne et son grand-père Ambroise, ponctué de citations et de poèmes aussi délicats et touchants les uns que les autres. L'adolescente en quête de réponses sur ses origines rend visite à son grand-père maternel, ravi de ne pas passer Noël tout seul cette année. Chaque page transpire la complicité et l'amour que se porte ces deux êtres.
Que du bonheur ! Extrait :
"Odeur du café et de pain grillé. Tiédeur du lit, sous le drap remonté jusqu'au menton. Ronflement puissant de la marée de vives-eaux, sifflement du vent entre les lames des persiennes. Chocs légers de vaisselle posée sur la table. Tintement des couverts. Voix radiophoniques, comme un bavardage dans la cuisine. Sifflotements d'Ambroise. Frotement des savates sur le parquet. Grincement de la porte."
Je suis vraiment ravie de cette lecture ! Un grand merci pour cet agréable moment Bladelor !









