mardi 3 novembre 2009
Les enfants du Vel' d'Hiv
Elle s'appelait Sarah, Tatiana de Rosnay
Julia Jarmond est Américaine, elle vit à Paris avec son mari français depuis 25 ans, est maman d'une petite Zoé et exerce la profession de journaliste. Son patron lui demande de couvrir la commémoration du Vél d'Hiv qu'elle va alors découvrir pour la première fois. Son enquête l'amène à rencontrer des survivants, des témoins et elle apprend avec horreur l'enfer qu'a vécu les familles Juives qui furent déportées lors de cette gigantesque rafle. Son chemin croise celui de la jeune Sarah, mais à des années de distances. Elle s'attache au destin de cette petite fille qui a réussi à s'échapper des camps et dont le récit nous est fait parallèlement à l'enquête de Julia.
Le lecteur alterne donc entre l'année 1942 durant laquelle Sarah et sa famille sont déportées et l'année 2002 où l'on retrouve Julia qui se lance corps et âme dans cette enquête, quitte à perdre sa vie de famille. La troisième partie du roman est consacrée à "l'après enquête" de Julia et est, à mon avis, un peu longue.
Le sujet ne peut que toucher. Je veux dire par là, personne ne peut être insensible aux faits du Vél d'Hiv et de cette seconde guerre mondiale en général. J'ai donc été touchée, évidemment, parce que les mots sont simples, qu'ils vont droit au cœur et que certains passages sont douloureux. Les chapitres de Julia sont en quelque sorte "reposants" comparés à ceux de Sarah qui sont "oppressants".
Mais je pensais que ce livre serait... plus lourd, plus comme un gros coup de poignard d'après ce que j'en avais lu. Je ne m'attendais pas à cela en réalité. C'est une belle œuvre, émouvante, touchante mais je ne pense pas en garder une trace toute ma vie. Attention je parle évidemment du roman, non pas des événements de juillet 1942.
Voilà, en conclusion j'ai aimé, j'ai été touchée mais ce n'est pas un livre que je mettrais "sur l'étagère du haut".
L'avis de Pom', de Brize, d'Ankya et celui de Doriane.
Merci à Doriane qui a eu la gentillesse de me prêter cet ouvrage.
Et avec cette lecture je termine mon challenge Blog-o-trésors puisque j'ai lu les quatre livres que j'avais choisi : L'ombre du vent, La voleuse de livres, La douce empoisonneuse et Elle s'appelait Sarah.
Voilà donc une affaire rondement menée !
samedi 31 octobre 2009
Déception, quand tu nous tiens !

Les sorcières d'Eastwick, John Updike
Dans les années 70, à Eastwick, Sukie, journaliste pour un local, Jane, violoncelliste et Alexandra, la complexée, vivent un quotidien plutôt tranquille. Elles se sont jadis séparées de leurs époux respectifs et dès lors leurs pouvoirs de sorcières se sont révélés. Depuis, elles exercent leurs pratiques occultes sur les hommes ou leurs concurrentes. Darryl Van Horne, "l'homme noir", secret et mystérieux, vient pimenter et chambouler cette petite vie en s'installant dans un manoir de la ville.
Encore une fois, je passe complètement à côté et je m'ennuie avec ce livre.
Au début tout va bien, l'histoire se met en place, les personnages me plaisent, l'écriture est agréable (quoique certaines descriptions sont vraiment crues...) Mais tout ça s'éternise ! Certains passages sont amusants, on découvre petit à petit les caractères des trois femmes, leur bisexualité, leur façon de vivre etc. Mais bon on veut que ça bouge un peu quand même !
L'arrivée de Darryl Van Horne bouleverse légèrement l'histoire mais tout est trop lent. Quand enfin apparaît un nouveau personnage, Jenny, (tout de même après 200 pages...), je reprends courage. Mais même s'il y a un peu de mouvement, il n'y a rien de très palpitant et surtout, les passages deviennent de plus en plus long.
Finalement, c'est dans les 100 dernières pages qu'il y a le plus "d'action".
Mais en le refermant, je ne suis absolument pas convaincue, et pourtant j'aime ce milieu de magie et de sorcellerie dans la littérature (oh combien !). Et je suis curieuse de savoir comment le film ne peut pas être aussi ennuyeux que le livre... ?
Je n'ose même pas compter le nombre de livres qui viennent de me décevoir.. A la suite en plus ! Je n'ai vraiment pas de chance en ce moment, j'espère que le livre de Tatiana de Rosnay que je vais commencer me plaira plus que tous les autres réunis !! Pour compenser !
N.B : La couverture de mon édition est tout de même plus "fun" que celle-ci mais je n'ai pas réussi à la trouver...
dimanche 18 octobre 2009
"Un toujours dans le jamais"
L'élégance du hérisson, Muriel Barbery
Paloma, 12 ans, particulièrement intelligente et des tendances suicidaires, vit au 7 rue de Grenelle, dans une riche famille avec sa soeur Colombe, sa mère qui porte une attention démesurée à ses plantes vertes et dépense des sommes considérables depuis des années chez un psy et un père député qui "finira sans doute au perchoir, à vider la cave de l'hôtel de Lassay". Parce que la vie ne lui semble pas assez intéressante, parce qu'elle pense que la destination finale est "le bocal à poisson, la vacuité et l'ineptie de l'existence adulte", Paloma a décidé de mettre le feu à l'appartement et de se suicider le jour de ses 13 ans.
Quelques étages plus bas, au rez-de-chaussé, Renée, la concierge de l'immeuble vit seule avec son chat depuis la mort de son mari il y a 15 ans. Renée Michel a tous ces riches en horreur et prend un malin plaisir a "jouer" la concierge telle qu'elle est souvent considérée : sans beaucoup de culture. Mais la réalité est tout autre car Renée dévore les livres¨d'Histoire, d'économie politique, de psychologie, de littérature, adore la musique, cite Marx et Kant, lit et relit Tolstoi. Elle effectue son travail consciensieusement mais est lassée de cette vie jusqu'à ce qu'emménage le mystérieux Kakuro.
Bon. Et alors ? Et alors rien. Une nouvelle fois je me suis ennuyée. J'ai même parfois eu l'impression d'assister à un cours de philosophie... Le début, jusqu'à l'arrivée du nouveau locataire, est très très long. Bien trop long à mon goût, surtout les "pensées profondes" et les passages du "journal du mouvement du monde" de Paloma (qui pour une fillette de 12 ans est vraiment trop intelligente), qui viennent s'intercaler avec les chapitres (très nombreux et très courts) de Renée. Lorsque le nouveau personnage apparait, je me dit que, enfin, il va se passer quelque chose dans ce livre ! Un peu de mouvement ou pourquoi pas d'action ! Mais non, rien de bien passionnant. Kakuro est intelligent, il cerne rapidement Paloma et Renée, une amitié s'installe entre lui et la concierge... mais tout ça c'est trop mou pour moi !
Alors oui il y a de beaux passages même des passages touchants et quelques phrases que j'ai noté, mais dans l'ensemble ce livre ne m'a pas du tout convaincu ! La fin n'est qu'à moitié surprenante et je referme ce livre primé avec déception, sans avoir envie de voir le film qui, s'il est aussi lent que le livre, ne doit pas être très passionnant.
Les avis très différents de Messaline, d'Hydromielle, de Brize, de Leiloona...
jeudi 8 octobre 2009
Chaîne des livres, chapitre 11
Harraga, Boualem Sansal
Lamia vit seule dans une maison pleine de vieux souvenirs au sein de Rampe Vallée quartier fantôme d'Alger, une ville pleine d'ennui, d'islamistes, de femmes soumises, de jeunes en fuite et de peur. Un jour, Chérifa 17 ans, enceinte, sonne à la porte de Lamia en lui expliquant qu'elle vient de la part de Sofiane, le frère de Lamia qu'elle cherche vainement depuis des années. Chérifa, avec son insouciance et sa folie, va radicalement changer la vie de sa "Tata Lamia" qui se transformera finalement en "Maman Lamia".
J'ai d'abord apprécié ce livre, lors des premières pages puis j'ai rapidement décroché à cause de certaines "longueurs" avant d'avoir de plus en plus de mal à avancer... J'ai tout de même fini ce livre, pour connaître la fin mais après l'avoir terminé, avec un peu de recul, j'avoue ne pas avoir vraiment accroché.
J'admire le fait qu'un homme se soit mis dans la peau d'une femme, et de belle manière, pour écrire ce livre, l'histoire est certes touchante mais pas vraiment "prenante" ou alors je suis passée à côté de quelque chose car je ne pense pas que je garderai un grand souvenir de cette lecture.
Merci tout de même à Emmyne qui a choisi ce livre pour la chaîne. Les avis (entre autres car la liste de liens devient évidemment de plus en plus longue...) de Doriane maillon précédent, Karine ou encore Lunedepluie.
samedi 3 octobre 2009
Wahoooooo !
Swap Book inside
Aujourd'hui, je suis une des bloggeuses les plus heureuses de la planète ! Et pour cause, j'ai reçu mon swap "Book inside" que j'attendais avec impatience voire même avec avidité !
Samedi matin, 11 heures, ni trop tôt ni trop tard, un colis taille XL sonne à la porte ...
Je m'installe aussitôt confortablement sur mon canapé rouge, j'attrape mon appareil photo et je me précipite pour ouvrir ce colis ! Et sous les boulettes de papier... la caverne d'Ali Baba !
De jolis paquets gris argentés, plus ou moins gros, parsemés de stickers rigolos brillants ainsi qu'une carte qu'il ne faut lire "qu'après avoir ouvert les paquets". Alors allons-y !
Quatre livres accompagnés de petits mots et cartes comportant une citation ainsi qu'un extrait de mes réponses au questionnaire, comme pour expliquer les choix (une idée que je trouve très chouette !!) :
* 84, Charing Cross Road d'Helene Hanff (Bingo, depuis le temps que je lis de bons billets sur ce livre!)
* Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov (Ce sera une découverte pour moi mais il est précisé sur le petit mot que c'est un livre un peu déjanté, tout comme je les aime !)
* Cherche auteur désespérément de Debra Ginsberg (Je ne connais pas du tout mais visiblement c'est un livre "plaisant qui se lit d'une traite !)
* Le nom de la Rose d'Umberto Eco (livre culte de ma mystérieuse swapeuse) accompagné du DVD adapté du livre of course. Et oui car mon expéditrice à fait les choses bien !
Voilà pour le côté lecture ! Ouf ! Je suis déjà ravie et d'autres paquets m'attendent ...
* Deux belles grosses boîtes colorées de thés aux "fruits rouges à la brésilienne" et à la cerise. L'odeur se dégageait déjà du paquet.. Il me tarde de me préparer une tasse ou deux, surtout que je ne connais pas ces thés.
* Deux boites de Macarines aux multi fruits... Comme c'est joli ! Ils ressemblent à des minis macarons ! Je les aime déjà ! Mais je ne connais pas du tout et je ne peux pas résister, j'ouvre une boite et j'en goûte un au pamplemousse... Huum un régal ! "Trop top" en effet !
* Voyons ensuite cette boîte "Automne" que j'ai remarqué dès l'ouverture. Des chocolats ! Jeff de Bruges qui plus est ! Mamma mia comme je suis gâtée !!
* Non pas un ni deux ni même trois mais quatre marque-page choisis avec goût !
Le déballage est presque fini et j'ai un sourire qui fait le tour de ma tête ! Il me reste la carte et un paquet plutôt lourd..
* Un mug ! Mais attention par n'importe quel mug ! Un mug dont je vais me servir tous les jours car il lui faut de la chaleur pour qu'une citation apparaisse sur le devant. Aussitôt dit aussitôt fait, je fais chauffer de l'eau et ... Tadaaaaaaaaaaaaaa "If to love you is to die, so let me die a thousand time"
C'est la cerise sur le gâteau, le détail qui tue ! Cette citation de mon cher William Shakespeare est belle et bien ma préférée, celle qui est en fond d'écran sur ce blog, celle que j'ai également inscrite un peu partout ...
Je lis ensuite la carte, très émue par tant de gentillesse et de douceur, car Lounima a véritablement préparé ce colis avec soin et attention, tenant compte non seulement de mes envies mais aussi de mes goûts en potassant et mon questionnaire et mon blog. Je suis ravie, comblée et impatiente de découvrir ces livres et ces saveurs !
Mille et un merci à toi Lounima pour ce superbe colis et un immense merci à Ys qui a eu la fabuleuse idée de ce swap !
dimanche 27 septembre 2009
"Never let me go"

Auprès de moi toujours, Kazuo Ishiguro
Il y a longtemps, Kath, Ruth, Tommy et d'autres enfants, ont fréquenté l'idyllique école d'Hailsham puis les "Cottages" avant de se séparer pour accomplir leur destinée. Ce pourquoi ils avaient été formé. Durant leur enfance et leur adolescence, ces trois personnages se sont aimés, disputés, mentis, ont cherché des réponses à tous ces secrets dont ils étaient entourés et ont malgré tout fait ce qu'on leur avait demandé, en bons petits soldats. Kath raconte tout cela plusieurs années après leur départ de l'école alors qu'ils sont entrain de terminer leur vie.
Il est difficile de résumer ce livre sans en dévoiler une grande partie. J'ai lu plusieurs billets sur divers blogs, certains résument succinctement pour laisser le mystère total, d'autres entrent plus en détails dans l'histoire de Tommy, Ruth et Kath révélant la plupart de l'intrigue.
Pour ma part je me contente de ces quelques lignes de résumé, tout d'abord parce que je vais rapidement oublier ce livre et ensuite parce que je suis plutôt frustrée après cette laborieuse lecture.
J'ai mis un temps fou a lire ce livre et je ne suis à aucun moment entrer dans l'histoire. J'ai trouvé dans ces pages un faux suspens, des personnages auxquels je ne me suis pas attachée parce que je l'ai aies trouvé antipathiques, des passages beaucoup trop longs, une sensation de désespoir et de tristesse qui revenait très souvent et un rythme trop lent.
Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre en ouvrant ce livre car les avis sont partagés mais ce qui est sur c'est que je ne pensais pas m'ennuyer comme cela a été le cas. En le refermant tout à l'heure je me suis sentie frustrée... Tout ça pour ça ! Je m'attendais au moins à un brin d'espoir pour finir mais même pas.
Parmi les billets, celui de Chaplum pour qui le livre a été un coup de coeur, celui de Praline qui a un avis mitigé et celui de Deliregirl qui a été déçue.
lundi 21 septembre 2009
Chaîne des livres, chapitre 10
L'amant, Marguerite Duras
Marguerite Duras raconte ici dans un style très particulier sa jeunesse en Indochine, sa rencontre avec son tout premier amant, un riche Chinois, ses relations délicates avec ses frères et sa mère et d'autres souvenirs intimes de son adolescence.
C'est Blue Grey qui a choisi de faire partager ce prix Goncourt 1984 aux autres maillons de la chaîne des livres.
Ce livre est assez court et je suis donc allée au bout des quelques 150 pages, mais péniblement. L'écriture m'a bloqué dès le début. Lorsque j'ai lu les avis des autres maillons, j'ai tout de même insisté car plusieurs avaient finalement apprécié ce livre et s'étaient habitué à ce style. J'ai essayé mais rien à faire, je n'ai pas réussi a aimer cet enchevêtrement de mots. Tout cela m'a semblé trop emmêlé et la poésie que d'autres ont perçu ne m'a hélas pas atteint.
Quant à l'histoire en elle-même, celle de la jeunesse de l'auteur, elle ne m'a pas non plus vraiment intéressé.
L'avis de Doriane, qui l'a lu juste avant moi et qui a été conquise par l'écriture. Et ceux de Argantel, d'Emmyne, de Yohan, de Virginie, d'Ys, de Lau(rence), de Oceanius in folio, de Lune de pluie et Karine.
samedi 19 septembre 2009
Chaîne des livres, chapitre 9
L'odyssée de Pénélope, Margaret Atwood
Après deux mois de silence radio de la chaîne des livres, je me suis fait envahir en une semaine en recevant trois livres. J'ai donc laissé de côté ma lecture actuelle pour ne pas bloquer la chaine et envoyer rapidement les livres à Stephie, maillon suivant.
A travers cet ouvrage qui revisite le mythe d'Ulysse, Pénélope et ses douze servantes prennent à tour de rôle la parole pour raconter ce qu'elles ont vécu pendant les 20 années qu'ont duré le voyage d'Ulysse, entre la guerre de Troie et son retour à Ithaque.
J'ai trouvé l'idée très originale, j'ai été agréablement surprise et j'ai apprécié cette lecture que j'ai trouvé riche, condensée mais claire et appréciable. J'ai donc aimé cette plongée dans la mythologie (dont je ne suis pourtant pas très fan) qui m'a fait découvrir une toute autre facette de cette si célèbre histoire d'Ulysse, et qui m'a même, je l'avoue, donné envie d'ouvrir à nouveau l'Illiade et l'Odyssée qui prennent la poussière dans ma chambre de jeune fille.
Cependant je regrette une chose, c'est la scène du procès. Je l'ai trouvé mal venue, elle m'a dérangée et elle m'a "gâché" la fin de ma lecture. Mais je garde tout de même un bon souvenir de ce livre.
Je remercie donc Argantel qui l'a choisi pour la chaîne des livres et qui m'a fait passer un bon moment.
Les avis de Virginie, Lau, Bookomaton, d'Ys, de Lune de pluie, de Karine, d' Emmyne et Yohan.
jeudi 10 septembre 2009
"J'ai toujours aimé les Noirs"

Le noir est une couleur, Grisélidis Réal
L'auteur a fuit l'Allemagne très jeune, dans les années 60, avec ses deux enfants et Bill, son amant Noir qu'elle a aidé à s'évader d'un hôpital psychiatrique. Ensemble, ils arrivent à Munich où les ennuis et la galère continuent pour cette jeune femme. Bill, très atteint psychologiquement maltraite la jeune maman, obligée de se livrer à la prostitution pour vivre et nourrir ses enfants. Forcée de vivre cachée et de souvent déménager, elle doit également faire face aux coups de ses amants d'un soir, à la méchanceté des gens qu'elle croise, à l'alcool puis la drogue qui la mènera finalement en prison. Malgré tout, au beau milieu de cette sauvagerie et cette douleur, elle connait tout de même de l'amour pur grâce à Rodwell et de l'amitié sincère de la part des tziganes.
Non je n'ai pas aimé cette lecture. Vraiment j'ai saturé rapidement de toute ces descriptions détaillées des nuits de prostitution de l'auteure, des coups reçus, des maladies... Ce livre respire la misère, la douleur et la haine. Et même s'il est vrai que Grisélidis Réal insiste sur le fait qu'elle a véritablement aimé plusieurs hommes Noirs, qu'ils ont compté pour elle et qu'elle ne les oubliera jamais parce qu'ils lui ont donné des instants de bonheur intenses, cet amour n'a pas pris le dessus durant ma lecture sur toute la souffrance qu'endure la jeune femme.
L'autre problème que j'ai eu avec ce livre, c'est sa longueur, vraiment pesante.
Néanmoins, même s'il m'a plus bloqué et fait ressentir un sentiment de mal-être, je considère ce livre comme un vrai témoignage, sans tabou. Grisélidis Réal a été la "catin révolutionnaire" des mouvements de prostituées durant les années 70 et la co-fondatrice d'une association d'aide aux prostituées.
vendredi 4 septembre 2009
Enquête philosophique

Amis, amants, chocolat, Alexander Mcall Smith
L'histoire se passe à Edimbourg, où Isabelle, célibataire, la quarantaine, est rédactrice en chef (je crois...) d'une revue. Pour rendre service à sa nièce Cat qui est de mariage en Italie, elle accepte de lui tenir sa boutique. Là, elle rencontre un homme, Ian, qui a subit une transplantation du cœur et qui depuis, à des visions. Il voit le visage d'un homme. Il en parle à Isabelle au cours de la conversation et la jeune femme décide de mener son enquête pour savoir à qui appartient ce visage, afin de soulager Ian qui dit souffrir de ses visions.
Je me demande ce qui m'a pris d'acheter ce livre. Je me demande par quoi j'ai été attiré. Le titre sûrement... parce que franchement, je me suis carrément ennuyée d'un bout à l'autre de ce bouquin.
Rien mais alors rien ne m'a intéressé. Ni "l'enquête" qui est sincèrement mal menée et peu passionnante, ni les personnages que je n'ai pas trouvé très attachants ou intéressants (certains ne servent d'ailleurs a rien, c'est dire!) et alors le mieux (ou non le pire) : toutes les réflexions philosophiques interminables d'Isabelle. Quant à certaines situations, elles sont vraiment tirées par les cheveux. Ian qui rencontre Isabelle pour la première fois et lui raconte cette histoire de visions quelques instants après..... c'est gros.
J'ai du reprendre des paragraphes plusieurs fois, revenir en arrière pour reprendre le fil de l'histoire à cause des débordements philosophiques... Mais comme le livre n'est pas très long, je l'ai quand même lu jusqu'au bout. Trop d'amis, peu d'amants et surtout trop peu de chocolat.
En fouinant un peu sur Internet j'ai vu que ce livre est le tome 2 d'une série de quatre enquête d'Isabelle.
Je ne veux même pas savoir le titre des autres livres...
L'avis de Joëlle












